Image-Header

Quelques tags au hasard...
resident evil capcom racoon city espace wallpaper galaxie étoiles geek photo image assassins creed jeux-video brotherhood revelations black flag rogue ubisoft
Quelques liens...
Seriebox
Star Wars News Net
Reddit
Reflets.info
PC Impact
Gamekult
Owni
Livraddict
Le Mag MO5
Game Next Door
Connexion...
Login :
Mot de passe :

Pas de compte ? - Mot de passe oublié ?

Films en vrac (parce que ça fait longtemps)

News postée le 30-11-2023
Tags reliés à cette news : john wick, knock at the cabin, inside ted, indiana jones and the dial of destiny, eternal daughter, evil dead rise, règne animal, suzume, asteroid city, trois mouquetaires, interdit aux chiens et aux italiens, mon crime, garçon et le héron, mad god, mars express, avatar,
Dans la catégorie cinema

John Wick : Chapter 4

Presque trois heures pour ne pas raconter grand chose hormis que la culture de la patate et du marron peuvent se faire à grand renfort de lumière dorée et artificielle.

Cette esthétique à la mode fonctionnait à merveille sur le dernier Batman avec Pattinson, je trouve qu'ici elle dénature l’œuvre.

Oui, ça se tape dessus tout du long, c'est l'objet du film et de la franchise, mais alors qu'on était déjà dans la surenchère dès le premier volet et qu'on atteignait l'overdose sur le second, là, c'est l’écœurement total.

Je me suis ennuyé sur des scènes de combat dont l'issue est toujours courue d'avance, et les superbes chorégraphies n'y changeront rien : des bastons sans enjeu n'ont aucune saveur. D'autant que les incrustations CGI omniprésentes semblent nous mener tout droit dans une sorte de vallée de l'étrange où ce qui veut avoir l'air réel a surtout l'air artificiel.

Impossible de croire une seconde au personne de Donnie Yen à qui il ne manque que la réplique "I am one with the Force and the Force is with me" pour retrouver un parfait copié/collé de son personnage dans "Rogue One".

Je me suis ennuyé sur des scènes d'exposition ou de dialogues surfaites et dont chaque tirade pourrait être devinée à l'avance. Toute la mythologie autour de ce monde d'assassins devient risible car poussée à l'extrême, tant et si bien qu'il est normal, dans cet univers, que des types s'explosent la cervelle sur le rond-point de l’Étoile sans que ça n'émeuve des parisiens probablement déjà trop stressés par les bouchons. En fait c'est quoi ce monde qui a l'air totalement mort ? Une espèce de simulation dans la Matrice ? Franchement ça aurait du sens.

Bref, fin de la saga John Wick, et peut-être fin de la franchise. C'était fun au début, c'est vite devenu une autoparodie.


Knock at the Cabin

Toc toc ? Qui est là ? Ah c'est vous Monsieur Night Shyamalan ! Entrez donc, qu'apportez-vous de beau cette année ? La fin du monde ? Tranquille ! Allez racontez-nous ça.

Adepte des films coup de poing, qui misent à fond sur l'ambiance et sur "LA REVELATION" dans un final grandiose, le réalisateur que l'on ne présente plus nous revient avec une idée originale (même si pompée sur un bouquin) comme il les aime tant.

Originale non pas sur la forme, car une cabane isolée dans les bois, une petite famille sans histoire et une bande de tarés qui débarquent pour gâcher la fête (#FallaitPasLesInviter), c'est somme toute assez banal. Mais sur le fond, il faut avouer qu'il y a de quoi intriguer, car ladite bande semble animée de la louable intention de sauver le monde à la condition que "la petite famille" fasse un choix disons... difficile. Et ceci sans avoir sifflé une bouteille de Chartreuse avant, étant donné le ton sérieux avec lequel les bougres vont exposer leur point de vue.

Mais voilà, on va avoir du mal à entrer pleinement dans une histoire dont on ne connaitra jamais le fin mot. L'idée principale tourne autour du fait de croire ou pas les quatre gugusses mais jamais le scénario ne va chercher à nous mener sur de fausses pistes, nous faire réfléchir, nous révéler des choses sur les personnages, hormis lors de flashbacks d'exposition qui disons le clairement, n'apportent rien de concret, là où dans "Signes" ce schéma fonctionnait à merveille.

Le dilemme à résoudre aurait pu être un point fort du film, mais il est hélas expédié beaucoup trop vite et la réalisation ne rend même pas ce moment nerveux, même s'il est poignant dans son dénouement.

Quelques courtes séquences choc, qui doivent être dans la bande annonce (après vérif : eh oui) viennent ponctuer le récit à grands coups de tsunami géant et d'avions qui s'écrasent. Étrange pour un réalisateur qui habituellement préfère suggérer plutôt que montrer. Il aurait été tellement mieux de nous laisser douter jusqu'au dénouement. "The Village" le faisait si bien.

On a 7 personnages dont une petite fille qui semble être le pivot de l'histoire, mais qui en fait... ne sert à rien. Enlevez-la du film, tout reste identique, sauf la séquence d'intro mais elle n'a aucun intérêt scénaristique. En fait, "Knock at the Cabin" regorge de faux fusils de Tchekov et de choix peu logiques qui rendent le tout assez peu digeste.

Un premier (et seul) visionnage est pourtant assez sympa dans l'ensemble car on souhaite en savoir plus, comprendre, découvrir. Mais la fin nous laisse par contre en mode "Euh bon ben OK... il manquerait pas un morceau ?".


Inside Ted

Faute d'avoir enfin la saison 3 de l'excellente série "Mindhunter" à dévorer, coucou David Fincher, dans laquelle une confrontation avec Ted Bundy était à parier, c'est sans tambours ni trompettes que "No Man of God" débarque en l'an de grâce 2021.

Où l'on retrouve des agents de la première unité de profilage du FBI, qui dans les années 70 et 80 furent les précurseurs en termes d'enquête psychologique, leur but étant de dresser les schémas qui caractérisent les tueurs en série pour mieux les comprendre, ou pour prédire et empêcher les passages à l'acte.

"No Man of God" s'attardera sur l'un des plus tristement célèbres tueurs de masse des États-Unis, Ted Bundy donc, auteur de plus de 30 crimes sordides et dont la psyché n'a pu être en partie comprise que grâce au FBI et tout particulièrement à Bill Hagmaier.

Bénéficiant d'une mise en scène propre mais lorgnant parfois vers le clip musical avec ses intermèdes poussifs, le film propose une lecture intéressante de la relation qu'entretiendront l'agent spécial et le prisonnier. La manière dont Amber Sealey met en scène le prédateur est judicieuse et efficace : au départ, il se cache soit dans les angles morts de la caméra, soit derrière ses mains, puis il va se dévoiler peu à peu et paraître sympathique, jusqu'à ce qu'il se révèle au grand jour. Les plans serrés sur les visages viennent accentuer la sensation de danger qui émane de l'acteur Luke Kirby qui livre une prestation saisissante.

En faisant le choix de rester loin du sensationnalisme, et en n'invitant à plonger que trop tardivement dans les eaux sombres avec Ted Bundy, on reste toutefois sur notre faim. Le pari de réaliser un huis-clos était risqué et si l'imaginaire suffit à imaginer l'inimaginable, le peu de variété des décors et le rythme monotone plombent le visionnage.


Indiana Jones and the Dial of Destiny

Icône de mon enfance, érigée au rang de divinité du 7é art, Indiana Jones est et à toujours été pour moi une saga extraordinaire. Jusqu'en 2008 et la sortie de cette infâme drouille moisie de "Kingdom of Cristal Skull" qui n'a strictement rien de défendable, même le regard d'Indy sur l'affiche du film semble dire "Ma place est dans un musée... ou dans un frigo".

Bref.

Autant vous dire qu'à l'annonce d'un cinquième opus de la franchise, j'ai été pris d'un rire caustique, jaune, amer, cinglant comme un coup de fouet. Comprenez-moi... Depuis le rachat de Lucasfilm par Disney, il n'est sorti de cet antre quasiment que des productions au mieux oubliables ou franchement nulles la plupart du temps, avec, on ne sait même pas comment c'est possible, quelques exceptions brillantes qui se comptent sur deux doigts d'une main.

Mais... ! Appelez ça un plaisir coupable, appelez ça la nostalgie, appelez ça de la naïveté ? A l'évocation des notes de musique du thème emblématique concocté par John Williams, mon talon d'Achille a été titillé et me voici, deux mois après la sortie du film, dans une salle obscure, avec un mal fou à contenir mon excitation.

Et deux heures et demi plus tard, mon sac à vomi est toujours sec ! Incroyable et vrai. Et si "The Dial of Destiny" n'atteindra jamais le rang de film culte, il aura au moins eu le mérite de redonner des couleurs à un chapeau bien malmené.

La scène d'intro nous ramène tout droit dans le passé, avec un Harrisson Ford rajeuni et fringant. Techniquement c'est bluffant, même si toute la séquence transpire la CGI à en avoir mal au crâne, même si tout se passe de nuit afin de cacher la misère... et bien ça fonctionne. On regrettera que, comme dans "Kingdom of Cristal Skull", cette intro soit en lien direct avec la suite du film, comme pour ne pas trop perturber nos cerveaux ramollis avec une sous-intrigue tavu. Putain. Monde de merde.

Et de retrouver notre archéologue à la droite la plus folle de toutes les universités, dans un 1969 où il ne semble plus avoir sa place. C'est dommage d'utiliser ce poncif vieux comme Érode, Indy ne méritait pas de devenir un vieux ronchon vivant dans un appartement moisi de New-York. A croire que sa place est dans un musée.

Mais bien vite, les scènes s'enchaînent, l'humour fait mouche, juste comme il faut, et l'aventure nous happe sans crier gare et nous entraîne à travers la Méditerranée dans une course pour retrouver un artefact mystérieux. Qui permettrait à son possesseur de voyager à travers le temps. Thématique centrale de cet opus, le temps qui passe et nous accable, l'opposition de la vieille garde face à la jeunesse fougueuse, et les nombreux retours vers le passé, que ce soit avec des flashbacks ou bien avec d'anciens personnages dont les apparitions ne sont rien de plus que des... apparitions. Notre vénérable professeur Jones s'en sort plutôt bien du haut de ses presque 80 balais et il s'adapte en s'épargnant autant que faire se peu. D'ailleurs, il me semble qu'il ne tire aucun coup de feu ?

Les autres personnages tentent de prendre la relève, mais hormis Teddy, joué par Ethan Isidore, je les ai trouvés tous bien creux. Helena joue les têtes brûlées, Jürgen Voller est un méchant nazi... Enfin un nazi quoi, y'a pas de gentil nazi mais c'était pour souligner qu'il était vraiment pas gentil. Mais il est mal écrit. A la fin, bah il meurt hein, mais là où les méchants des 3 premiers films avaient des morts marquantes, celui-ci crève dans son coin. Prenez aussi l'agent Mason qui est mise en avant au début du film avant de se faire dessouder manu militari... Mais pourquoi ? C'est comme le pilote qui roupille dans l'avion que Teddy vole (haha)... Il est là, il se réveille au milieu d'une tempête, il vitupère, il voyage dans le passé et tout le monde s'en fout. Mais pourquoi ? Qui vient foutre autant de personnages inutiles ?

C'est comme tous les "Conseillers COVID" qui sont cités au générique. Y'en a qui ont vraiment du s'emmerder pendant la prod' !

Enfin. C'est un miroir de l'Hollywood actuel : du remplissage à foison. Mais remplir avec du vide, ça donne du vide. Et on en arrive à l'accepter et à se dire que c'est un film sympa. Oui même moi j'en suis là, c'est pour vous dire à quel point je suis blasé.


The Eternal Daughter

Quelle ambiance ! Tout le film se repose sur celle-ci, portée notamment par une photographie granuleuse, sale.

Le rythme est quant à lui volontairement lourd, il ne se passe pas grand chose pendant l'heure et demie de métrage, mais on apprend à connaître le personnage de Julie, afin de théoriser une explication à tout cela.

 

 

 

 


Evil Dead Rise

Une excellente surprise que ce Evil Dead Rise ! Je n'y croyais pas une seule seconde, mais lorsque le générique de fin est arrivé, je me suis dit "bah purée, c'était vraiment pas si mal"

Deux jours plus tard, le temps de laisser retomber la hype et d'en parler à tête froide, mon avis est inchangé.

Si on est loin de l'esprit décalé voire cartoonesque des trois premiers Evil Dead, et qu'on retrouve un semblant de "sérieux" du très mauvais reboot de 2013, cela ne dessert en rien le propos ou le ton du film.

Du gore bien gore, trop gore pour être crédible, c'est la signature de ce genre de film qui va ne pas chercher à faire dans le malsain. J'entends par là que même si c'est un pur carnage et que mêmes des enfants se font trucider face caméra, on ne cherchera pas à nous mettre mal à l'aise car tout est "over the top". J'en veux pour preuve par exemple la scène où Ellie gobe un œil, manque de s'étouffer avec et en le recrachant dans le gosier d'un autre pauvre gars, va finir par le tuer... C'est débile et c'est très bien.

Au rayon des points forts de ce film, on notera l'utilisation de la figure protectrice qui devient LE mal absolu, le huis clos dans un immeuble (heuuu on en parle de l'insonorisation parfaite entre les différents étages d'ailleurs) de Los Angeles, une photographie léchée, et Alyssa Sutherland assez flippante dans son rôle.


Le Règle Animal

Une bonne surprise issue du cinéma fantastique Français, c'est assez rare hélas pour être signalé.

Quelques passages poussifs tendent à faire rire involontairement, comme par exemple quand Julia l'adjudante de la gendarmerie pose tranquillement un jeu de mots sur une boucherie "chevaline", ou quand François balance des phrases toutes faites en mode "I'm 14 and it's deeeeeep".

Mais "Le Règne Animal" propose une très belle photographie, et une allégorie heureusement sans morale sur l'acceptation de l'autre, et de soi-même.

 

 

 


Suzume no Tojimari

Bon, en effet, on a carrément l'impression de rester dans le même monde que Your Name, La Tour Au Dela des Nuages, ou même Fireworks avec ces ciels d'un bleu rêveur.

Et toujours ces histoires d'amour entre une lycéenne et un type mystérieux, qui font certes l'apanage de ce genre d'animé, mais qui ne sont pas vraiment crédibles (sauf dans Your Name car justement l'histoire est écrite pour rendre cette relation crédible).

En somme, on a pas mal de choses inutiles et/ou inexpliquées : l'histoire d'amour pourrait être supprimée, on ne sait pas qui libère le deuxième chat-dieu, on ne sait pas comment la chaise a perdu un pied, on ne sait pas pourquoi Suzume a le pouvoir d'être une Verrouilleuse...

Bon après, le road-trip appelle au voyage et j'ai vraiment apprécié tout du long ce dépaysement typique et emprunt de symboliques nippones (heu ni mauvaises ? Ok boomer... ?). L'image de la femme est par contre assez dépassée pour nous autres occidentaux : ici elles sont toutes ultra émotives alors que les hommes sont calmes et posés. Pourtant, les trois personnages féminins principaux se veulent émancipées et indépendantes. Bizarre.

Une belle animation, fluide et colorée, une OST très sympathique font au final de Suzume un bon moment à passer mine de rien.

 


Asteroid City

Après un "The French Dispatch" que j'avais trouvé discutable car jamais surprenant, quel plaisir de retrouver un Wes Anderson inspiré, avec un film qui verse à plein pot dans le méta.

Une triple mise en abyme, une autocritique et surtout un message clair : tout ne doit pas avoir de sens. Alors si personnellement je n'adhère pas à cette vision des choses, disons que je l'entends, et qu'elle permet à "Asteroid City" d'être bien plus digeste que son grand-frère de 2021.

Visuellement c'est toujours aussi beau et inventif. La ribambelle de trognes connues qui défilent à l'écran confine par contre à l'overdose, même si chaque actrice et chaque acteur joue à fond son rôle.

 

 

 


Les Trois Mousquetaires : D'Artagnan

Une fois n'est pas coutume, voici une production cinématographique française à gros budget qui déçoit. Mais dans le bon sens du fleuret, car moi qui m'attendais à un énième métrage mettant en scène les plus fins bretteurs du cinéma tricolore sans âme et sans panache, et bien voici que "Les Trois Mousquetaires" s'en tire ma foi vraiment bien, toutes proportions gardées.

On ressent clairement la volonté d'aller vers la qualité, et le budget aidant, on a droit à une grosse claque artistique et visuelle. Les décors naturels sont flamboyants et sans (trop) de CGI, mis en valeur par une photographie aux tons sépia que j'ai trouvé intéressante même si un peu trop facile. Les costumes sont grandioses, les cascades et les combats sont dignes de nos cerveaux simiesques, la musique est épique. En somme, on a ici un pur produit de cinéma clairement inspiré d'Hollywood : du divertissement et du grand spectacle pour contenter nos rétines et nos esgourdes.

On a même doit à un cri de Wilhem maquillé quand la Reine défonce un oiseau, je vois pas ce que cette réf est venue foutre ici mais ça m'a fait esquisser un sourire.

Le scénario tente de nous emmener dans un imbroglio politique propre à l’œuvre originelle, avec un Cardinal de Richelieu et une Milady qui ourdissent dans l'ombre pendant qu'un niais Louis Croix-Bâton-Bâton-Bâton se laisse marcher sur les pieds, et que nos Mousquetaires n'y comprennent pas grand chose. Car oui, ils sont clairement tous manipulés du début à la fin, et c'est parfois un peu trop. Pourquoi vouloir faire arrêter Athos pour le meurtre de la comtesse ? C'est certes utile par rapport au personnage et à son passé, révélé à un moment donné du film, mais les instigateurs du complot, qu'ont-ils à y gagner ? D'une, ils rendent public le fait qu'une comtesse a été tuée alors qu'il aurait été plus malin de garder le secret, de deux, Athos n'a aucun poids politique et le faire condamner n'a aucune influence sur le jeu politique de l'ombre. Bref c'est loin d'être parfait au niveau de l'écriture, on retrouvera d'ailleurs pas mal de moments "Meh t'es débile ma gueule ?" du début à la fin.

Bon, de manière générale, ce film est une belle réussite qui redonne de sacrées couleurs au cinéma d'aventure et de divertissement venu de nos contrées.

Remarque purement subjective et totalement méprisante, balec : la quasi totalité de la salle riait aux éclats à divers moments du film alors que... il n'y avait rien de drôle. Exemple, quand le Roi fait preuve de sa naïveté, ce n'est pas censé faire rire mais purée tout le monde éclatait de rires gras. Mais bordel je comprend comment les comédies les plus mauvaises trouvent encore leur public si vous riez comme des cochons au moindre truc.


Interdit aux Chiens et aux Italiens

Une bien jolie découverte, originale dans sa mise en scène avec le narrateur qui brise le quatrième mur, et une animation stop-motion réussie.

L'histoire est touchante et mélancolique. Elle a aussi et surtout le mérite de rendre hommage au travail des immigrés italiens (entre autres, mais ici le sujet porte sur les Italiens) à qui l'on doit une grande partie de nos infrastructures de voirie.

Une jolie fenêtre ouverte sur une page de notre passé.

 

 

 


Mon Crime

Cela fait longtemps que je n'ai pas pris autant de plaisir non-stop au cinéma.

Pour faire simple, j'ai eu le sourire aux lèvres du début à la fin (bon sauf pour les trois dernières minutes, j'y reviendrai).

Le ton léger, ce décalage entre un sujet sérieux (l'égalité hommes/femmes) et le comique jamais forcé mais forcément théâtral de toutes les scènes donnent à "Mon Crime" une aura légère.

La réalisation , sur le plan technique, est de haute volée. Tout en qualité, ça fait du bien de voir du cinéma français aussi beau et propre. Les incrustations de décors en CGI (à moins que ce ne soit du StageCraft ?) sont visibles mais ont cet aspect un peu cartoonesque, façon Pixar, notamment lors de la scène vers le début du film, sur les toits de Paris entre Madeleine et André. Ce rendu, volontaire, contribue à cet air fantasmagorique, que les années 30 et l'art-déco subliment encore plus.

Le duo d'actrices (méconnues de moi en tout cas) fonctionne à merveille. La thématique du combat féministe qu'elles portent n'est jamais poussée à l'extrême : ici hommes et femmes sont tout aussi retors ou au contraire, de bonnes et belles personnes.

Pour revenir sur la dernière scène du film, elle m'a paru tomber comme un cheveu sur la soupe. Je l'ai trouvé trop abrupte et sa morale trop cassante : ici l'aspect comique ne joue plus.

Par contre le générique de fin vaut le détour et propose quelques "révélations" vraiment drôles !


Le Garçon et le Héron

Il a des réalisateurs qui sont entrés dans la légende. Au point où quand ils créent un nouveau film, on parle du "Nouveau Untel" comme si c'était le gage de qualité ultime. Remarque... Quand on parle du nouveau "Paul W.S. Anderson" ça peut aussi sonner comme un avertissement...

Bref, le nouveau Miyazaki fait forcément partie de ces moments du 7è art. D'autant que ce 12è long-métrage, fruit d'une gestation de 7 ans, est tombé sans prévenir dans le paysage cinématographique. Autant dire que dès son annonce et sa sortie imminente dans les à peine deux mois suivants, il y avait de quoi chauffer les attentes. Joli coup marketing, ça évite le tabassage promotionnel abrutissant façon gros studios au moins.

Enfin bon on est là pour parler du Garçon et du Héron ou quoi ?

C'est pas facile d'en parler. Vous voyez ce que ça fait quand vous essayez de raconter vos rêves ? Et ben là c'est pareil. Et je suis persuadé que c'était l'effet escompté. Attention si vous n'avez pas encore vu ce film, ça spoile à partir de là.

"De toute façon, tu finiras par tout oublier" et "Tous ceux qui cherchent à comprendre périront".

Ces deux phrases ne sont pas balancées gratuitement. Pour moi, l'histoire de Mahito est un rêve, ou un cauchemar... Dans tous les cas, ça se passe dans sa tête alors qu'il dort. Le film démarre d'ailleurs par l'éveil du héros, mais, s'éveille-t-il vraiment en fait ?

C'est la seule raison logique à toutes les incohérences qui rendent le récit totalement décousu. On passe plus d'une fois d'une scène à une autre sans transition, sans explication et c'est assez déconcertant. Mais chaque scène prise à part, juste dans son tout unique sans contexte, pourrait être une petite histoire à elle seule.

C'est là que le tout est indigeste car on s'attend à être pris par la main et à recevoir une leçon de vie, une morale et une tape sur les fesses avant de rentrer à la maison. Et bien non. La narration nous prend à rebours, pas de voyage initiatique, pas de codes narratifs auxquels nous sommes habitués. Tout est emmêlé. Comme dans un rêve.

J'ajoute une autre pièce sur ma théorie et j'en profite pour enchaîner sur l'aspect visuel du film, merveilleusement abouti et d'une beauté infinie. C'est le premier Miyazaki qui propose des plans presque psychédéliques, et aussi éthérés. Même "Le Voyage de Chihiro" n'allait pas jusque là. Et ces plans là, où le sol se dérobe sous les pieds des protagonistes font penser à ces rêves récurrents chez certaines personnes.

Techniquement et visuellement c'est une prouesse artistique incontestable, que j'ai trouvée habilement mise en valeur par la musique de Joe Hisaishi.

Je pense que c'est un film qui gagne à être revu, mais à froid, pas à chaud. Et il est possible qu'à chaque visionnage, une autre interprétation émerge. Peut-être que dans quelques années, je reviendrai ici pour incendier "Le Garçon et le Héron" ? Ou pas...

Allez, il est temps de se lever !


Mad God

Un bon grand délire psychotique à la croisée des mondes de Lynch, Aronowsky, Jeunet.

La direction artistique est fabuleuse, l'ambiance est d'une violence sans nom, l'animation est incroyable.

Une sacrée expérience sonore et visuelle.

 

 

 


Mars Express

Bon. Voilà. Le film d'animation qu'on attendait plus. Le film de SF qu'on attendait plus. Il est là et il faut que ça se sache car "Mars Express" mérite tout un tas de louanges.

Vous imaginez ça vous ? Un film d'animation français, qui cause (bien) de science-fiction, et qui sort au cinéma... en 2023 ? EN FRANCE ! Mais cette timeline dans laquelle on vit a complètement pété un câble ! C'est quoi la suite, un Ministre de la Justice devant les tribunaux ? De néonazes qui finissent en slip dans une cité ?

Ouais je crois qu'on est en droit se de prendre à rêver que "Mars Express" rencontre le succès qui lui est dû.

Alors certes, c'est un film de niche hein, la SF étant encore trop souvent vue comme un truc de nerd chelou, on ne va pas se mentir, seuls les initié(e)s iront applaudir des deux mains et des deux pieds la réalisation de Jérémie Périn, mais ça sera toujours ça de gagné.

Avec une identité visuelle certes inspirée de l'animation japonaise mais pas que, avec une narration qui garde un rythme effréné, et des personnages attachants ET étoffés, et enfin une OST ultra dynamique, tout, absolument tout concourt à faire de ce film un très bon long-métrage.

On y retrouvera mille références, du "5th Element" à "Blade Runner", ainsi qu'une touche d'humour un peu potache mais bien amené, bref c'est du petit lait et ça se boit avec un plaisir sans fin.


Puss in Boots 2 : The Last Wish

Du grand cinéma d'animation. Dreamworks propose une direction artistique qui rend son film absolument chat-oyant pour les pupilles. Des références en pagaille viennent titiller la fibre geek des spectateurs à l’œil averti, et l'humour léger mais toujours un poil incisif fait mouche à chaque fois.

Le scénario reste assez classique mais a la bonne idée de faire se se croiser plusieurs histoires : au-delà de la quête de l'étoile, l'arc avec le loup, dont le design est absolument fantastique -que ce soit visuellement ou sur l'aspect sonore avec sa voix aussi chaude que tranchante- apporte de la profondeur au personnage de Puss in Boots.

 

 

 

 


Avatar : The Way of Water

Douze années nous séparent de la sortie du premier Avatar de James Cameron. On peut dire qu'il prend exemple sur Alexandre Astier en termes de délais !

Ou pas.

Une chose est sure, ce réalisateur de génie signe ici son grand retour sur le devant de la scène et on sent qu'il n'a pas chômé sur la décennie précédente. Techniquement, il signe ici un film absolument fou, non seulement grâce à l'implémentation du V-HFR (non je ne parlerai pas de la 3D donc je me fous totalement) mais aussi de par la beauté tout simplement époustouflante des images.

Le scénario est totalement débile mais il sert de base pour un divertissement grandiose, qui nous emmène dans des lieux inédits de Pandora, à la rencontre de nouvelles espèces, et de nouveaux peuples.

Les personnages sont survolés et sans intérêt, très caricaturaux, ce que j'ai trouvé très étrange. Malgré tout, on a droit à de nombreux passages émouvants ou épiques.

Et évidemment, la musique de James Horner vient sublimer tout cela de la plus belle des manières.

On ressent aussi d'énormes auto-références, que ce soit à Aliens (certains plans sont des clins d’œil appuyés), ou encore à Abyss et à Titanic.

Le divertissement est excellent au final, les 3h15 sont passées très vite. Sur le fond, c'est con à souhait par contre, Cameron use et abuse d'énormes ficelles scénaristiques et on voit venir chaque pic scénaristique à des kilomètres, mais au moins on a pas tout le temps l'impression d'être pris pour des idiots. Pour moi c'est largement LE meilleur blockbuster de 2022.


The Menu

Déguster "The Menu" en n'en connaissant rien hormis le titre et le trio d'acteurs principaux, c'est l'assurance de se faire surprendre par un délicieux mille-feuilles des genres.

Le scénario prend un malin plaisir à brouiller les pistes, à ajouter ici une pointe de sarcasme, là une pincée d'humour noir, et pour finir une once de suspense.

Chaque personnage apporte sa propre saveur dans ce savoureux mélange qui prend parfois des airs d'Hercule Poirot lorsqu'on découvre les secrets des uns et des autres. Il aurait toutefois été à mon avis plus percutant de proposer une galerie plus détaillée.

Le côté très critique sur la gastronomie haut de gamme, pourfendue par un simple mets bien préparé est plutôt drôle et piquant. D'aucuns pourraient mal le prendre car il est vrai que le monde de la (très) haute cuisine est vraiment à part.

Ralph Fiennes est toujours aussi extraordinaire, dans sa manière d'exprimer une froideur mortelle. Le reste du casting s'en sort sans trop de mal face à ce monstre, mais c'est bel et bien le personnage du Chef Slowik qui est la pièce maîtresse de ce menu.

 


Délicieux

Un film qui met les petits plats dans les grands, afin de nous servir de savoureux moments de cinéma aussi pétillants que fondants. Voilà résumé en une phrase mon ressenti sur "Délicieux" au sortir de sa découverte.

L'histoire, non dénuée d'anachronismes qui servent le scénario, se pose dans un contexte pré-révolutionnaire, qui permet d'illustrer la décadence de la noblesse et du clergé. En effet, ici c'est le Tiers-Etat qui aura le beau rôle, même si celui-ci est plutôt présenté sous les traits de la bourgeoisie éclairée par les Lumières. Ce qui pour le coup est plutôt raccord avec la réalité puisque les premiers restaurants étaient hors de portée de la plupart des gens.

Dans cette opposition des faibles contre les puissants, le combat passe donc par l'une de nos grandes fiertés nationales, à savoir la gastronomie, et son ouverture à tout le monde. Ici, les fusils servent à aiguiser les couteaux, et la seule poudre qui parle, c'est celle qui sort des tamis.

Le scénario propose une sous-intrigue à propos d'une vengeance qui à mon sens n'a pas trop sa place dans la globalité du film si ce n'est pour lui apporter une ou deux séquences supplémentaires.

Mais il ressort de tout cela une impression de légèreté. A la bonne ambiance globale s'adjoint une réalisation artistiquement inspirée. Certains plans sur de très beaux paysages sont apaisants, et la composition de natures mortes tout droit issues de tableaux de Chardin ou Delacroix sont de belles illustrations d'une volonté appuyée de proposer une image travaillée.

 

________________
Par Benben


Il y a 0 commentaires...


Poster un commentaire...

Recopiez le code suivant :
image-cryptoimage-crypto
Votre pseudo :
Votre commentaire :