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Ghost of Tsuhima - Director's Cut

News postée le 12-05-2023
Tags reliés à cette news : ghost of tsushima, sucker punch, sony, playstation,
Dans la catégorie jeux-video

"SOS, un fantôme !" - Proverbe Mongol

Dans la désormais grande famille des exclusivités Sony quasiment toutes sorties du même tonneau, je demande... Ghost of Tsushima, superproduction au hormones de soja, nous emmenant tout droit dans un Japon féodal aux prises avec l'envahisseur Mongol. Aiguisez les katanas, sortez le saké, et en selle pour une grande aventure en monde ouvert.

Oui, en monde ouvert, recette désormais incontournable et symbole d'une toute puissance pour les studios qui peuvent se le permettre, car ce style repose sur des codes de gameplay, de game-design, et de world-buiding tranchants et dangereux.

Imaginez décortiquer Grand Theft Auto, Assassin's Creed et Breath of the Wild afin de n'en garder que certaines parties. Le monde vaste et varié, empli de PNJ d'un GTA, les forteresses et les patrouilles ennemies d'un Assassin's Creed, et la poésie d'un Breath of the Wild. Vous avez déjà une bonne base bien solide pour lancer la création d'une map vivante. Ajoutez à cela le sempiternel remplissage grâce aux chasses aux trésors inutiles et vous avez un fond de tarte prêt à être recouvert.

Sucker Punch, studio américain à qui l'on doit déjà les sagas Sly et inFamous, a su mettre à profit son savoir faire pour rendre l'île de Tsushima aussi belle que remplie de points d'intérêt (à taux VARIABLE !).

Dans la peau de Jin Sakai, samourai ayant de peu échappé à la mort suite aux invasions barbares, vous allez être l'instigateur d'une résistance farouche pour bouter l'ennemi hors des frontières nippones. Pris en tenaille entre l'honneur des combats glorieux et la roublardise d'une rebellion aux abois, le destin de Jin sera a jamais lié à sa volonté d'être libre.

Pour mener à bien sa mission, notre avatar disposera de multiples aptitudes, faisant de lui une véritable machine à hacher menu. Le gameplay repose sur l'exploration et les combats, attardons nous un instant sur ces derniers. Armé d'un katana vous pourrez taillader du mongol à la chaîne et varier les plaisirs en changeant à la volée de posture de combat en fonction du type d'ennemi, indispensable pour briser les gardes afin que vos coups portent. A l'aide d'une touche, vous pourrez parer et avec le bon timing vous pourrez contre-attaquer de manière foudroyante. Idem pour l'esquive des coups imparables, une pression sur O vous permettra d'éviter de vous faire embrocher, et avec le bon rythme votre vengeance sera froide comme le métal. Afin d'ajouter du dynamisme, il sera possible d'utiliser jusqu'à 8 techniques aussi fourbes que jouissives pour expédier vos duels : du lancer de kunai furtif au katana enflammé en passant par le fumigène permettant d'assassiner les soldats qui n'ont pas de sérum phy, ou même en balançant une bombe incendiaire au milieu des troupes, ces options plutôt défensives car ayant pour but de n'être utilisées que pour se sortir d'un mauvais pas, seront dévastatrices. Et afin de préparer le terrain vous pourrez créer des diversions à l'aide de pétards, de clochettes... Vous aurez également à votre disposition un arc court et rapide, un arc long plus puissant mais plus lent, divers types de flèches, et une sarbacane disposant de fléchettes empoisonnées. On voit donc que niveau action, on sera servis. Ma seule critique négative concernant les combats se portera sur le fait que la caméra se veut parfois capricieuse, et que par défaut le jeu ne propose pas le verrouillage sur un ennemi, menant souvant à une grosse confusion. Toujours pour rester sur les combats, il est important d'évoquer les duels purs, dans de petites arènes, faisant office de boss. Chaque duel débutera par une petite cinématique et il est vraiment dommage que l'animation soit identique à chaque fois.

Mais la répétition est un fléau qui touche inmanquablement tous les jeux en monde ouvert qui craignent que l'ennui ne s'installe et Ghost of Tsushima ne déroge pas à la règle. La carte du monde regorge de points à découvrir : les sources d'eau chaude qui permettent d'améliorer d'un pouillième la barre de vie, les terriers des mignons petits renards qui vous guideront vers des statuettes augmentant le nombre d'amulettes que l'on peut porter, les zones de méditation pour y créer des haïkus débloquant des bandanas dont la seule utilité sera cosmétique, les bambous à trancher selon un combo de touches afin d'augmenter la capacité de soin, les stèles mémorielles pour récupérer de nouveaux fourreaux pour vos armes, et les camps fortifiés à défoncer. A cela s'ajoutent les drapeaux à collectionner, les parchemins, les artefacts... Disons qu'au bout d'un moment, refaire en boucle les mêmes choses a un effet redondant (comme la partie sporadique du fenouil).

Heureusement, l'autre atout du gameplay, l'exploration donc, est clairement l'atout maitre du jeu. Associé à un world-buiding inspiré et surtout à une direction artistique complètement ahurissante de beauté, l'invitation au voyage fera de Ghost of Thushima une expérience marquante. Que ce soit à pied ou à cheval, impossible de rester de marbre devant la beauté des paysages. Des plaines caressées par le vent, aux forêts de bambous, des montagnes enneigées aux plages chaleureuses, des marécages aux rizières, l'envoûtement sera toujours présent. La gestion des couleurs donne une identité à chaque zone, et on pourra y trouver un lien avec les éléments du scénario d'ailleurs. J'ai trouvé cela fort bien amené même si l'écriture globale n'atteint jamais le firmament. J'avoue avoir eu un pincement au coeur lors du dénouement final malgré tout !

L'accent est fortement mis sur l'aspect visuel, puisque l'on pourra accoutrer Jin de différentes armures qui viendront améliorer légèrement telle ou telle capacité mais tellement à la marge que c'est vraiment l'apparence qui sera le critère de choix principal. Les bandanas et les masques n'ont eux aussi qu'une utilisé cosmétique, tout comme les fourreaux. Si comme moi vous n'en avez rien à foutre de l'apparence de votre avatar, alors vous ferez l'intégralité du jeu en mode clochard avec la tenue de voyageur qui a au moins le mérite de lever le brouillard de guerre plus loin sur la carte et de détecter les trésors (inutiles) de loin. L'équipements pourra être amélioré grâce à des matériaux glanés de-ci de-là mais il y en a tellement et à foison que votre inventaire débordera vite de tout.

Un mot rapide sur la musique, qui se fait plutôt discrète car hormis le thème de l'écran titre, on ne retiendra aucune mélodie. Classique dans sa composition, elle accompagne les missions du scénario et les cinématiques. On notera la possibilité de faire jouer de la flute à Jin, cela permettant de changer la météo (coucou Wind Waker !).

Parmi les autres capacités, celle de faire se lever le vent demeure sans conteste la meilleure idée de game-design de ces dernières années. Si on peut constater depuis pas mal de temps déjà une sorte de trope à vouloir tracer le chemin à suivre avec des codes couleur, c'est ici un autre fil d'Ariane qui est mis en avant. En effet, il suffira de suivre le sens du vent pour aller vers le prochain objectif. Cela rend le monde plus crédible puisque épargné par des bordures jaunes bien mises en évidence (même si les cordes accrochées aux abres pour bien nous montrer qu'on peut y lancer son grapin c'est justement ce que le jeu cherche à éviter par ailleurs hein), et permet d'avoir un écran épuré de tout HUD (affichage tête haute), sauf pendant les combats ou lorsqu'un point d'intérêt est à proximité.

Enfin, la partie technique est carrément blindée. Optimisée aux petits oignons, la mouture PS5 bénéficie de temps de chargement quasi-inexistants et d'une fluidité flirtant avec l'érotisme d'une cascade de crème fraîche (ouais je vais me calmer avec mes métaphores sur la bouffe).

Bon, et mon ressenti dans tout ça ? Ghost of Tsushima est un bon jeu, il remplit le cahier des charges d'un triple A, et propose quelques très bonnes idées en plus d'avoir une direction artistique merveilleuse. Les combats sont nombreux et dynamiques, mais répétitifs. Tout comme les éléments de la carte, qui font office de remplissage. Après 70 heures passées à crapahuter en long en large et en travers sur l'île, j'estime en avoir fait le tour. J'ai commencé le DLC mais celui-ci est une redite avec quelques petits trucs en plus du jeu de base et n'apporte pas vraiment d'intérêt ludique, je l'ai donc laissé en plan après environ deux heures d'exploration. Je ne suis pas transcendé mais je reconnais ses qualités à un jeu plein de poésie.

________________
Par Benben


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